INEXENS

Le Colloque à l'UNESCO qui décidera de l'avenir de DEFISMED

Mardi 05 avril, à l'UNESCO à Paris, se déroulera un Colloque sur invitations organisé par la Commission Nationale Française pour l'UNESCO. La CNFU a souhaité lancer le programme DEFISMED. Cette Journée est l'aboutissement d'un long et complexe travail au cours duquel j'ai du consulter une centaine de personnes en France (et un peu en Méditerranée). L'objectif était de savoir s’il me serait possible de convaincre une partie de ces personnes à partager un projet commun, celui d’échanger nos savoirs et savoirs faires entre les rives méditerranéennes.

Près de 24 mois plus tard, ce Colloque accueillera 90 participants, tous intéressés par ce programme DEFISMED ENVIRONNEMENT que nous lançons pendant deux ans. L’eau, la mer, la biodiversité et les ressources naturelles vont faire l’objet de questionnements croisés entre de nombreuses intelligences, qu’elle émanent du monde de la Recherche, des Pouvoirs publics ou des Sociétés civiles.

A cette occasion va être mis en ligne le site Internet à réalité augmenté sur lequel je travaille depuis plusieurs mois avec Philippe Le Gonnidec et son équipe (SOS 21). Ce site, dont le concept a été récompensé par trois fois au Salon Imagina à Monaco en janvier dernier, va offrir une expérimentation unique en son genre. Les acteurs de la Recherche et ceux des Sociétés civiles méditerranéennes vont être progressivement invités à partager leurs questionnements à propos des ressources naturelles en Méditerranée, leur état et leur devenir.

C’est l’une des clés majeures du devenir de cette Région du monde, à l’heure où celle-ci est en train de vivre des moments historiques. Si les pays sont en mesure de dialoguer, de partager leurs ressources intellectuelles et humaines, alors des défis tels que l’accès à l’eau trouveront certainement des solutions. Pour l’heure, les avertissements des experts se multiplient pour annoncer un avenir sombre en la matière. DEFISMED, le 05/04, sera l’aboutissement d’une première étape de défrichage qui n’est pas encore terminée. Elle sera, je l’espère, le commencement d’une culture où seront associées des informations et leur éclairage qui nous permettra de gagner en lucidité et en efficacité pour garantir un monde meilleur aux populations qui se développent autour des rives.

Nice – Un carrefour intellectuel pour la Méditerranée ?

J’ai la chance d’habiter une ville, Nice, à qui son Maire, Christian Estrosi, souhaite conférer, avec une belle énergie, le statut de carrefour intellectuel de la Méditerranée. Nice a présidé pendant deux ans (est-ce encore le cas ?) un réseau, EuroMed Villes, qui réunit plusieurs dizaines de communes des deux rives, bien que ce réseau se confonde avec d’autres de même nature qu’il est difficile de distinguer, et pour lequel je n'ai pas trouvé de site Internet.

J’ai assisté récemment à une partie d’un événement public organisé par la ville et qui s’intitulait « La culture au cœur des relations méditerranéennes", en partenariat avec l’IRIS. En tant que président de DEFISMED, c’est avec une certaine fierté que j’ai pu découvrir pour la première fois une action de ce genre conduite par ma ville d’adoption. Etant donné le programme annoncé, je ne peux que louer ce genre d’initiative, intelligente et constructive.

Néanmoins, en assistant à cet événement, une certaine confusion demeure dans mon esprit quant aux motivations qui ont conduit les deux premiers interlocuteurs fonctionnaires de cette même ville à critiquer le projet DEFISMED, dont il n’est pas besoin ici de rappeler que l’association est niçoise. Les principaux arguments qui m’ont été communiqués pour expliquer l’absence d’intérêt pour Nice de soutenir DEFISMED relevaient de 3 points : 1) La nature trop large du sujet exploré par DEFISMED (les échanges de savoir en Méditerranée, notamment dans le domaine du développement durable) ; 2) Le risque de mobiliser une faible assistance parmi le public ; 3) L’illégitimité de soutenir une association comme DEFISMED alors que la ville de Nice est en mesure par elle-même d’investir dans un projet similaire.

Ces arguments sont tous incontestables. Ma question est de savoir pourquoi ils ne devraient s’appliquer qu’à DEFISMED. Au vu de l’événement précité, j’ai pu constater que :

1) Son sujet « La culture au cœur de la Méditerranée » n’échappe évidemment pas à la critique d’un traitement d’une journée sur un thème très large et englobant de nombreuses notions (Pourquoi se référer à « Une » culture ? de quelles cultures parlons-nous ? De quelles relations méditerranéennes ?, etc.). Lorsque je consulte le programme, je constate qu’un sujet traitait de « Le politique et le religieux dans les sociétés est et sud-est méditerranéennes ». Pourquoi ce sujet, au demeurant fort intéressant ? Quel rapport avec la ville de Nice (ce n’est pas précisé) ? Enfin, 4 animations faisant la part belle à des exposés (amputées partiellement de certains intervenants ayant annulé leur déplacement). Est-ce suffisant pour prétendre explorer une telle thématique ?

2) Malgré le sérieux de l’investissement de la ville de Nice dans cet événement (partenariat avec l’IRIS, salle magnifique de 600 places, cabine de traducteurs pour la journée), j’ai pu constater une audience réunissant environ 60 spectateurs (dont des intervenants et invités) et très peu d’anglophones

3) Je ne doute pas de la légitimité de cet événement à Nice (je n’ai pas pu assister aux allocutions de lancement) mais j’aurais aimé que cette corrélation soit indiquée dans le programme annonçant l’événement. Quel projet concret Nice a-t-elle dans les relations culturelles méditerranéennes ? En quoi DEFISMED doit-elle être disqualifiée par sa ville adoptive ?

N’en déplaise à certains, les questions que je pose valent autant que celles qui m’avaient été soumises lors d’un premier entretien. La différence, c’est que je considère l’initiative de la ville de Nice comme encourageante. Je suis bien placé dans mon métier pour savoir qu’il est difficile, à travers un événementiel, de prétendre être exhaustif sur un sujet, de rassembler un public nombreux, et d’inscrire cet événement dans une continuité.

C’est bien pourtant l’ensemble de ces défis que DEFISMED va s’efforcer de relever, après une étude de près de 2 années en ce sens. Il est dommage, à l’heure où j’écris ces lignes, que la ville de Nice n’ait pas encore souhaité s’associer à notre projet de manière active. Lorsque je partage des initiatives comme cet événement précité, mes regrets ne peuvent qu’être plus vifs. Néanmoins, rien n’est définitivement arrêté et nous pouvons toujours aspirer, au sein de DEFISMED, trouver dans le futur une bonne intelligence avec des interlocuteurs de cette magnifique ville à laquelle nous pouvons rendre hommage pour son investissement dans la culture méditerranéenne.

La Méditerranée - Un terrain propice aux rencontres intelligentes

Et si les sociétés civiles méditerranéennes entraient à leur tour dans le royaume de l'intelligence ? Par cette remarque quelque peu désobligeante, j'invite les lecteurs de ce billet à considérer attentivement l'ambition qui est la mienne avec DEFISMED. Je ne prétends évidemment pas que lesdites sociétés civiles soient composées d'individus dénués de raison et de bon sens. J'évoque ici les intelligences collectives dont les sociétés savantes semblent avoir seules le monopole. Cette intelligence collective met en place des réseaux et savoirs qui cohabitent habilement pour non seulement progresser dans les connaissances mais également favoriser les expressions sur ces mêmes connaissances acquises.

Face aux défis majeurs que soulève aujourd'hui notre environnement sérieusement bouleversé, les sociétés savantes ont mis en place ces intelligences collectives qui sont pour la plupart très intéressantes à découvrir. L'interdisciplinarité illustre certainement le mieux ces efforts de résonnance où des savoirs et modes de fonctionnement différents vont essayer de construire une association nouvelle, et donc une intelligence différente. Notre environnement nous interpelle à travers des problématiques inédites que nos outils classiques ne peuvent seuls appréhender. Les défis environnementaux communs aux rives méditerranéennes nécessitent la mise en place d'intelligences collectives plus exigeantes encore, mettant en présence des cultures différentes.

Loin de ces sociétés savantes, les sociétés civiles, bien que concernées au premier chef par le devenir environnemental de notre existence, n'ont pas encore été capables d'organiser des intelligences collectives pour, à leur tour, appréhender ces défis. Néanmoins, je suis le témoin depuis plusieurs années d'expériences elles aussi intéressantes qui tendent à répondre à ce déficit. De plus en plus, des sites Internet, des expériences de terrain, des événements contribuent à sensibiliser la société civile française à partager et participer aux enjeux contemporains liés à la Recherche. Les conférences de citoyens illustrent cette tendance, tout comme l'excellente initative du Conseil régional Ile-de-France avec les PICRI.

Dès lors, DEFISMED lance un pari fou. Pourquoi ne serait-il pas possible de joindre ces différentes initiatives collectives inventant de nouvelles intelligences sur la Méditerranée ? Pourquoi ne pas rêver voir les sociétés savantes et les sociétés civiles se rejoindre et bâtir ensemble des modes de recherches et réflexions concourant à améliorer nos modes de vie ?

Les sociétés savantes ont été les premières à être invitées à soutenir DEFISMED dans cette entreprise avec quelques voies prometteuses. Je suis en train d'activer le monde lycéen ainsi que celui universitaire tout en créant un portail Internet ludique et accessible au plus grand nombre. Objectif : améliorer considérablement la visibilité de certains programmes de recherche exemplaires en Méditerranée qui font face aux risques environnementaux, et inviter les sociétés civiles à participer à ces programmes.

Les résistances et doutes sont encore nombreux. Mais qui ne tente rien n'a rien...

DEFISMED A LA CROISEE DES CHEMINS DES POUVOIRS PUBLICS

25/02/2010 : L'article ci-dessous a suscité une vive émotion de l'une des deux fonctionnaires auxquels je fais référence dans un court passage, si j'en crois son appel téléphonique de ce jour. Celle-ci a décrété que DEFISMED était devenue de ce fait indésirable pour la ville de Nice et qu'elle ne souhaitait plus entretenir de contacts avec moi. Mon sang n'a fait qu'un tour. Est-il exact que j'ai prétendu "supérieur" mon projet à ceux défendus par la ville de Nice ? Ce serait là une inéptie en soi de ma part d'autant plus que je ne connais pas les projets niçois concernés. Est-il offensant de ma part de considérer que ces deux fonctionnaires sont "amis" (car c'est tout ce que je vois comme qualificatif pouvant choquer) ? A tous ceux (hélas sans doute peu nombreux) qui lirez ou relirez cet article, je vous laisse juge de ma maladresse ou pire de l'insulte que je semble avoir proférée en écrivant ces lignes à quelques jours de Noël. Et je suis sincèrement désolé si j'ai offensé cette personne dont je ne doute une nouvelle fois pas de son intelligence et de sa susceptibilité.
Faut-il désormais renoncer définitivement à la participation de la ville de Nice pour ce projet comme je le faisais déjà allusion il y a 2 mois ? Ma rencontre d'aujourd'hui avec un Haut fonctionnaire me convainc que non. Cet homme, bien qu'informé du courroux de mon interlocutrice précitée, m'a assuré de son ouverture au projet et d'une éventuelle participation sous forme d'une animation au festival. Je lui en suis fort gréé même si je sais que, pour cela, DEFISMED, devrai lui apporter des assurances quant à la qualité de son projet.
Alors que je publiais hier sur ce même site un article sur la notion de "dialogue", je ne peux que constater avec amertume combien, malgré mes efforts, je ne parviens parfois pas à l'obtenir sur le terrain. Accusé de faire du "forcing" par cette fonctionnaire en colère, j'ai rappelé modestement à mon interlocuteur de ce jour que le dossier étant entre les mains de la ville depuis 5 mois, ayant pris la peine de la lui remettre 14 mois avant son échéance.
Aux yeux de certains, je manquerai de patience. Je rappelle qu'en tant que, moi aussi, fonctionnaire (en disponibilité), j'ai eu à maintes reprises l'occasion d'expérimenter ce que pouvait signifier "attendre" avec un dossier comme celui de DEFISMED pour une collectivité publique. N'ayant plus eu de nouvelles de mon interlocutrice attitrée depuis début janvier à propos du projet, au moins aurai-je obtenu un contact direct de sa part aujourd'hui qui m'aura permis de connaître le véritable fond de sa pensée. Dommage que ce soit dans cet état d'esprit, ce qui illustre bien mes propos finaux de l'article qui suit.




Depuis plusieurs mois, le projet DEFISMED mobilise un nombre grandissant d'acteurs concernés par l'Euro Méditerranée, principalement concentré à Paris. Chercheurs, responsables de coopérations euro méditerranéennes, dirigeants d'associations, j'ai eu le bonheur de correspondre avec une soixantaine d'interlocuteurs et pouvoir rencontrer certains d'entre eux lors de mes déplacements. Une très grande majorité d'entre eux m'ont affirmé considérer avec intérêt ce projet et le soutenir intellectuellement et moralement. C'est beaucoup et trop peu à la fois. Manquent encore les financements...

Est-ce une trop grand naïveté de ma part, ou bien une confiance exarcerbée dans ce projet (ce qui revient presque à la même chose), mon premier contact avec des fonctionaires de la ville de Nice avait été fort prometteur. Le Directeur du service concerné par DEFISMED m'a accueilli pendant une heure fort constructivement, considérant qu'il ne ferait aucun doute que le ville de Nice et son Maire, M. Estrosi, appuierait une telle initiative. Notre Ministre de l'Industrie n'a-t-il pas exprimé clairement sa volonté de voir sa ville devenir le carrefour intellectuel de la Méditerranée ? Belle promesse en vérité qui n'a fait que décupler ma volonté d'asseoir ce projet dans cette belle ville que j'habite depuis maintenant 9 ans.

Et puis, patatras ! Il se trouve que le Directeur et son assistante qui m'avaient reçu avec tant d'égards se sont vus confiés d'autres missions, laissant le dossier à son sort. Ce sort , semble-t-il, l'a conduit au Cabinet du Maire où la rumeur qui m'est parvenue destinerait DEFISMED à plonger du haut des Calanques grecques, ce qui, pour un projet méditerranéen pourrait être une noble fin, mais qui serait tout de même une fin. Inutile de vouloir vérifier la rumeur et de pénétrer le Cabinet de M. le Maire où bien je risquerai de me retrouver dans la peau de Sysiphe condamné à répéter sans cesse et dans l'indifférence générale le port de son projet sans cesse reconduit à son départ. Parallèlement, la nouvelle Directrice qui remplaça mon interlocuteur précédent, me reçut très vite en compagnie d'un de ses amis, lui-même occupant un poste à responsabilité à la Communauté d'agglomération de Nice. Le ton fut bien différent, bien que fort courtois. Il fallut en quelques minutes que je fasse la preuve devant ces deux personnes que mon projet valait bien mieux que tous ceux qu'ils possédaient dans leur carton et qu'ils jugeaient équivalents au mien. Inutile de le cacher. Je ne fus de toute évidence pas à la hauteur du défi de convertir mes interlocuteurs sceptiques envers DEFISMED. Rien n'y fit, ni l'originalité de projet, ni sa capacité mobilisatrice, pas même son Comité scientifique. La porte ne me fut toutefois pas fermée. Il m'a été demandé de présenter un programme concret démontrant l'ambition affichée du projet, à savoir exposer 12 défis majeurs communs aux rives de la Méditerranée. Ce programme est depuis 10 jours entre leurs mains et j'attends la réaction de mes interlocteurs qui va probablement influer grandement sur la destinée du projet.

Depuis cette péripétie, et après un nouveau séjour à Paris mais également à Aix-en-Provence, je ne cesse de m'interroger sur la bonne orientation du projet. Autrefois certain de sa destination niçoise, force est de constater qu'il ne sera pas si évident de la faire accepter en ce lieu. J'en suis déconcerté, au même titre que l'équipe de DEFISMED qui m'entoure, toute azuréenne. Il nous paraissait tellement évident qu'un tel dossier, brillant et déjà bien avancé, recevrait un tout autre accueil. Pour la première fois, une ville s'afficherait avec le Festival DEFISMED comme la première dans toute la Méditerranée à accueillir des coopérations savantes dans une configuration les invitant à partager leurs recherches avec le grand public. Comment est-il possible de ne pas examiner d'un peu plus près une telle proposition ?

A cela, il existe probablement plusieurs raisons. Celle qui prédomine provient du fait que le projet DEFISMED est très ambitieux, trop peut-être pour des pouvoirs publics invités à déléguer à une association les ressorts d'un événement dont le rayonnement dépassera largement les frontières citadines. Ce ne sont pas les faiblesses du projet qui le remettent en question, mais bien ses atouts.

Dès lors plusieurs questions se posent au porteur de ce projet que je suis. Faut-il renoncer à celui-ci ? Il serait absurde à ce stade de répondre par l'affrimative alors que les partenaires potentiels sont en train d'examiner leur soutien dont une bonne partie a déjà réservé un accueil favorable. Faut-il renoncer à Nice ? Là encore, il serait prématuré de répondre. Les interlocuteurs que j'ai rencontrés sont des personnes intelligentes et ouvertes aux problématiques de la Méditerranée. Tous deux ont déjà de belles expériences dans cette zone géographique. Il m'est impossible de penser que le programme DEFISMED ne les sensibilisera pas. Et puis, il existe des membres du Conseil scientifique et certains interlocuteurs qui auront certainement la possibilité de contacter directement M. Estrosi en faveur de ce projet.

Au risque néanmoins de condamner prématurément un tel projet, je ne peux miser sur Nice seule dont je n'oublie pas que son accueil premier n'a pas été des plus favorables. Plusieurs contacts haut placés m'ont recommandé de me tourner vers Marseille qui est toute indiquée pour examiner un tel projet en tant que carrefour culturel de l'Europe et de la Méditerranée, qui prendra effet officiellement en 2013. Il est vrai que l'offre est tentante.

Si j'ai voulu témoigner ici des interrogations que suscite DEFISMED auprès des pouvoirs publics, c'est afin de partager les difficultés d'un projet dont les faveurs des uns rencontrent leurs opposants. Rien finalement que de très naturel, surtout en période de crise. Gageons que les fêtes de Noel sauront inspirées ces mêmes pouvoirs publics locaux vers plus de compréhension envers un projet qui continue de se développer comme en témoigne les premiers témoignages sur le site Internet qui lui est désormais dédié.

Construire un vaste chantier au quotidien

Une fois n'est pas coutume, je souhaite décrire ici ce qu'est une journée de ma vie en semaine. Comment peut bien s'occuper celui qui conduit des projets aussi complexes et ambitieux que ceux s'efforçant de relier le monde des savoirs à celui de la société civile ? Certains dans mon entourage se posent la question. Il est vrai que DEFISMED occupe beaucoup de mon temps actuellement.

Je me lève généralement à 6 h 00, en même temps que ma belle fille de 12 ans. Je vais me raser alors tout en écoutant les dernières nouvelles à la radio. Puis je rejoins Samantha pour l'accompagner 15 mn à son petit déjeuner et parler des préoccupations d'une pré-adolescente. Par la suite je gagne mon ordinateur et là je lis 5 mn les récentes informations sportives qui sont une de mes faiblesses.

Ensuite j'enchaine sur les courriels de la veille au soir ou de la nuit qui me sont arrivés et que je lis avec les documents joins parfois. J'y réponds. Puis je consulte mon planning et découvre les taches que je me suis assignées, notamment lorsque je n'ai pas de rendez-vous. C'est l'heure où Samantha part au collège, vers 7 h 00.

Pendant une heure, j'organise mon prochain planning pour les jours et semaines qui viennent, en fonction généralement de mon travail et de mes rendez-vous de la veille. Puis j'écris une dizaine de courriels correspondants aux projets sur lesquels je travaille. Lina, ma compagne, rentre vers 8 h de sa tournée d'infirmière de nuit. Nous prenons ensemble le petit-déjeuner 20 mn et Lina va récupérer en allant dormir 2 à 3 heures.

Généralement, de nouveaux courriels me sont parvenus auxquels je tente de répondre rapidement. Les premiers appels téléphoniques sont lancés et les courriels ne cessent de s'accumuler. Site Internet DEFISMED en cours de création avec sa charte graphique, nombreux contacts en cours sur des partenariats culturels au Festival, DEFISMED EN HERBE avec les premiers groupes de lycéens consultés pur s'engager dans des enquêtes, dossier finalisant les recherches de financement, étudiants de Versailles, Toulouse, Aix-en-Provence, Nice associés au projet, nombreux sont les chantiers. Parallèlement, je travaille au 7e Forum "Sciences & défis du XXIe siècle", au IIIe Forum "Les religions à l'épreuve de la science" avec Sapience, et au 2e Colloque "Quand la science rencontre la société" avec Scientipole. Le Genopole d'Evry est intéressé au printemps 2010 pour rassembler 100 scolaires pour des rencontres sur Darwin, puis sur la bioéthique et m'en confie la tache.

Lorsque j'ai la chance de rester à domicile, je déjeune avec ma compagne 45 mn. Puis je sieste 20 mn tandis qu'elle s'endort 2 à 3 heures à nouveau. Pour ma part, j'occupe alors une partie de l'après-midi, dans la mesure du possible, au travail de fond des différents projets : lecture de dossiers, revue de presse, préparation des tables rondes, dévelopement du festival DEFISMED, ...

Puis les appels reprennent ainsi que les courriels, jusqu'à environ 16 h 30 où je m'arrête 20 mn pour retrouver Samantha et Lina autour d'un thé et goûter. Mon travail reprend 20 mn plus tard jusqu'à 18 h 30 où nous dinons avant que Lina ne reparte travailler. Alors, je reprends mon travail à 20 h 30 pour 2 heures environ.

Et bien vous penserez ce que vous voulez, mais c'est là une journée idéale dont je saisis tous les moments pour vivre pleinement le bonheur qui est le mien, avec toutes ses contrariétés et tracasseries.

		

DES RENCONTRES EURO MEDITERRANEENNES SUR LES SAVOIRS

Nous sommes actuellement trois à travailler sur le dossier de présentation final du projet d'événementiel programmé pour fin 2010 à Nice. C'est un véritable travail, ardu, difficile à synthétiser tant le projet est ambitieux et varié. Au sein de l'équipe, je fournis les éléments qui depuis un an ont fructifié dans mon esprit pour donner naissance à cette aventure. Morceaux choisis :

Projection : Fin 2010 : De plusieurs pays méditerranéens, des philosophes, scientifiques, chercheurs, chefs d’entreprise, dirigeants, écrivains, artistes, théologiens, scolaires convergent sur la Côte d’Azur le temps d’un Festival destiné au grand public. Ils viennent témoigner de l’essor commun de la Région recouvrant l’ensemble des pays méditerranéens à travers une multitude d’exemples contemporains.
Changement climatique, développement durable, santé, ressources naturelles, nouvelles technologies, industries, agriculture, recherche fondamentale, géopolitique, biodiversité,…, des coopérations euro méditerranéennes se multiplient qui détiennent des clés inédites concernant notre devenir. Quelles sont ces clés ? Que nous révèlent-elles ? En quoi les rassembler ouvrirait-il de nouvelles perspectives pour notre avenir ? Pour quels enjeux fondamentaux concernant notre existence ?


Le pari du Festival : Dans les 10 prochaines années en Méditerranée notre devenir va se jouer à travers une série de parties de dés qui ne devront rien au hasard. Les acteurs incarnés par de nombreux entrepreneurs, le vaste terrain géographique rassemblant l’ensemble des rives, les risques majeurs auxquels nous allons communément être exposés interdisent la plus petite erreur d’appréciation comme d’action dans ces parties. DEFISMED est un projet qui a pour objectif de réunir publiquement pour la première fois une partie de ces joueurs œuvrant principalement à travers des coopérations euro méditerranéennes existantes. Ils viendront témoigner non seulement des enjeux auxquels ils s’efforcent de faire face mais également des implications profondes de leurs actions pour notre existence. A travers un Festival sont présentés des expositions, films, théâtres, conférences, débats avec un grand Carrefour rassemblant ces porteurs de connaissances. Diffusé sur Internet, ce Festival s’impose comme le rendez-vous incontournable d’une Méditerranée en construction autour de ses connaissances partagées et de son esprit d’entreprise.


Griffonnée sur une feuille de papier, une partie de ces mots demeurera dans le texte final. De même concernant la projection de l'événement avec ses temps forts :

 Un lieu central phare et plusieurs villes

LE FESTIVAL AU PALAIS DES CONGRES DE NICE ACROPOLIS Un complexe mondialement reconnu Respectivement créé en 1954 et 1984, Acropolis-Expositions et Acropolis-Congrès forment le complexe Nice Acropolis. Certifié ISO 9001, le Palais des Congrès et des Expositions Acropolis a accueilli près de 3 000 manifestations qui ont drainé plus de 7 millions de personnes. Ses atouts ont été salués par de nombreux prix. Le Palais des Congrès a été élu « premier Palais des Congrès d'Europe » durant trois années consécutives !

Une importante capacité d'accueil Situé en plein centre de Nice, à 15 minutes de l'aéroport, l'ensemble Acropolis-Congrès et Acropolis-Expositions met à disposition : 5 auditoria de 250 à 2 500 places, 50 salles de réunion de 20 à 800 places et 26 000 m2 d'exposition.

 Pour la première fois seront réunies des coopérations euro méditerranéennes savantes : A de rares exceptions, aucune n’a jusqu’à présent diffusé ses recherches à travers un événement grand public. Qui plus est, celles-ci seront rassemblées en un seul événement.

 Intervention de personnalités de référence en Méditerranée : Anciens diplomates, savants, écrivains, philosophes,… ils viendront témoigner d’une Euro Méditerranée en construction

 Présence d’entrepreneurs euro-méditerranéens de référence : Chefs d’Entreprises et Managers, représentants d’Etats, animateurs culturels, ils viendront se rencontrer et partager leurs expériences et besoins

 Une synergie entre champs de connaissance euro méditerranéens : Au-delà d’un simple rassemblement, les chercheurs réunis vont se rencontrer publiquement et partager leurs travaux. De nouveaux horizons vont s’ouvrir et, pourquoi pas, de nouvelles coopérations.

 Des défis mesurés par le grand public : Les défis relevés par le Festival auront été identifiés par le grand public en amont à travers des expérimentations dans les écoles et associations, et seront suivis en aval du Festival, permettant de mesurer l’importance des interdépendances

Cela fait rêver. Pour transformer ce rêve en réalité, les étapes sont encore nombreuses. Parmi la multitude de contacts que j'ai pris, une très grande majorité a donné suite à ce projet en apportant ses réseaux, son actualité, ses suggestions. C'est insuffisant pour concrétiser l'événement et j'en ai bien conscience. Le "nerf de la guerre" demeure bien l'accueil que les potentiels financeurs voudront bien apporter à ce projet.

la thématique choisie pour la 1ère édition devrait tourner de "Avis de tempête sur notre Méditerranée. L'objectif est de montrer comment les coopérations euro méditerranéennes oeuvrent pour empêcher un certain nombre de risques de se réaliser :
Les populations :

La prévention des risques de conflits entre les rives : Religieux Géopolitiques Humanitaires

La réduction du déséquilibre technoscientifique Nord/Sud : Nouvelles technologies Recherches fondamentales Information et éducation

La prévention des risques sanitaires : Virus et maladies émergentes Les révolutions thérapeutiques

Quel patrimoine euro méditerranéen allons-nous préserver ? Patrimoine immatériel Patrimoine intellectuel Patrimoine matériel (avec la préhistoire)

L’environnement :

La prévention des risques environnementaux : Changement climatique Risques naturels Biodiversité

La prévention des risques de pénuries en méditerranée : Alimentaires Energétiques Eau

Pour mener à bien et avec la plus grande rigueur ce projet, un Comité scientifique se développe dont je suis fier dafficher les noms ici. Je leur dois déjà à la plupart beaucoup :
société » du CNRS auprès de la Présidence. Diplômé de l’école des Hautes Etudes Commerciales (1972), titulaire d’un DEA de l’Université de Paris et du Programme doctoral HEC (1989), il a été Auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de l’Entreprise en 2004. De 1997 à 2005, il exerce les fonctions de directeur des publics, puis directeur du développement de la Cité des Sciences et de l’industrie (stratégie marketing, affaires européennes et développement), Bernadette BENSAUDE-VINCENT, philosophe et historienne française, Professeur d'histoire et de philosophie des Sciences à l’Université Paris Ouest-Nanterre et IUF Isabette BRIANSO, Attachée Temporaire d´Enseignement et de Recherche en sciences de l´information et de la communication à l´Université de Saint-Quentin-en-Yvelines, Coordinatrice du Label " Forum Unesco: Université et Patrimoine" pour le Master ICC (Ingénierie de la Culture et de la Communication: médiation des savoirs scientifiques, organisation déventements et d’espaces culturels) de l´UVSQ Pierre CARREGA, Professeur à l’Université (Nice – Sophia Antipolis), Agrégé de géographie spécialisé en climatologie, président de la Commission « Climat et Société » du Comité National Français de Géographie Bernard CHEVASSUS-AU-LOUIS, Normalien, Agrégé de sciences naturelles, Docteur en sciences de l’Université Paris 11, Inspecteur général de l’Agriculture et membre du CGAAER (Conseil général de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Espace Rural) après avoir été de 1976 à 2007 Chargé puis Directeur de recherches à L’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique). Il a été de janvier 2002 à janvier 2006 Président du Muséum National d’Histoire Naturelle après avoir présidé le Conseil d’Administration du CNEVA (Centre National d’Etudes Vétérinaires et Agroalimentaires) puis de l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) de 1997 à 2002, Michel CLAESSENS, Docteur ès sciences, Chef de l'Unité Information et communication de la Direction générale de la recherche de la Commission européenne Jean François COUSTILLIERE, contre-amiral en retraite, directeur de JFC Conseil, dédié aux questions méditerranéennes, Président de l'association Euromed-IHEDN dont la vocation est d'entretenir le réseau des anciens auditeurs des sessions internationales Euro-Méditerranée de l'Institut des hautes études de Défense nationale, directeur, et président du Conseil d'orientation, de l'association Horizons Méditerranée Vincent DUCLERT, professeur à l'École des hautes études en sciences sociales, maître de conférences à l'ENA. Il a été entre 2004 et 2009 le responsable des pages livres du magazine La Recherche Gianni GIARDINO, Physicien, membre fondateur des "Bar des Sciences", Directeur du Master-professionnel "Ingénierie de la Culture et de la Communication (ICC) : médiation des savoirs scientifiques, organisation d’évènements et d’espaces culturels" ( http://www.sacim.uvsq.fr ) et Directeur du département "Sciences, Arts, Culture, Innovations etMultimédia" (SACIM) de l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ). Chercheur permanent au Centre d'Histoire Culturelle des Société Contemporaines (CHCSC) de l'UVSQ. Chercheur associé au Laboratoire de Didactique et d'Epistémologie des Sciences (LDES) de l'université de Genève, groupe « Recherches et productions en médiation scientifique », André GIORDAN, professeur de didactique et épistémologie des sciences à l'université de Genève, commissaire de l'exposition du centenaire du Musée océanographique de Monaco, Henri GIORDAN, ancien directeur de recherche au CNRS et chargé de conférences à l’EHESS, il s’est spécialisé depuis plusieurs années, dans l’étude pluridisciplinaire des minorités linguistiques européennes. Il est l’auteur du premier rapport officiel sur les langues et cultures régionales de France, Démocratie culturelle et droit à la différence : rapport présenté à Jack Lang, ministre de la Culture, Paris, La Documentation française, 1982. Il a effectué des missions d’expertise auprès du ministère français de la Culture, de la Commission européenne, de l’Unesco, de l’OCDE et du Conseil fédéral de la Confédération suisse. Il a créé, en 2007, avec le ministère de la Culture français, un portail internet, Langues d’Europe et de la Méditerranée (LEM), http://portal-lem.com/fr/index.html, Jean JOUZEL, directeur de l'Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL), chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (UVSQ-CEA-CNRS), et directeur de recherche au Commissariat à l’énergie atomique, il a été vice-président du premier groupe de travail du GIEC sur les principes physiques et écologiques du changement climatique récompensé par le Prix Nobel de la paix, médaille d'or 2002 du CNRS conjointement avec Claude Lorius, Jean-François MATTEI, Agrégé de philosophie, membre de l’Institut Universitaire de France, professeur à l’université de Nice-Sophia Antipolis et à l’IEP d’Aix-en-Provence. Auteur de plusieurs essais de philosophie politique. Michel PETIT, membre de l’Académie des sciences et membre Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), président du Conseil d’administration du Musée océanographique de Monaco Jean-Claude ROYNETTE. Doyen honoraire de la Faculté des Sciences d'Orsay. Université Paris-Sud 11, Président de Scientipole Savoirs et Société (http://www.scientipole-savoirs-societe.fr/scientipole_savoirs_societe), pôle de diffusion de la culture scientifique de l'Ile-de-France Sud créé à l’initiative de la Communauté d’Agglomération du Plateau de Saclay (CAPS) qui se propose de créer un lien nouveau entre les scientifiques et les habitants de la région et compte 12 membres fondateurs : CAPS, CEA, CNRS, Ecole Polytechnique, HEC Paris, INRA, ONERA, Société Générale, Synchrotron Soleil, Thales, Université Paris-Sud, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Pierre TAMBOURIN, Ancien élève de l’Ecole Polytechnique, directeur de recherche à l’INSERM, Directeur général du Genopole d’Evry, Georges WAYSAND, Physicien, vice-président d’Initiatives Citoyennes en Europe (ICE)

UN CONCOURS D'INTELLIGENCES

Les semaines qui ont succédé au précédent billet sur le projet DEFISMED, malgré la chaleur estivale, ont été guidées par une réflexion intense au bout de laquelle est née l'association DEFISMED que j'aurai l'honneur de présider. Cet engagement ne doit surtout pas occulter le début d'année qui a vu l'échec d'une initiative similaire. Se lancer à travers une association dans la création d'un événement aussi ambitieux nécessite une cohérence entre des intelligences diverses et motivées par des objectifs parfois radicalement différents. Les aspirations tranchent jusqu'à ce qui pourrait apparaître comme purement anecdotique. Illustrations: pourquoi "DEFISMED" ? Pourquoi intitulé le projet "Festival" ? Pourquoi le réaliser à Nice ? Quel intérêt d'impliquer des lycéens de toute la Méditerranée ? Pourquoi lui associer des animations culturelles et ne pas se focaliser sur les débats ? Quelle idée de créer un tel événement à l'heure où les budgets sont réduits ? Comment se fait-il que le projet fasse si "français", ne serait-ce qu'à travers son Comité scientifique ? etc.

Pour chacune de ces questions, j'ai une réponse, parfaitement criticable. Chacune d'elle a été soupesée en consultant mon entourage proche, des professionnels. Et puis DEFISMED (on ne prononce pas le "s") est née et progressivement un Conseil d'administration va tenter communément de construire le projet de manière cohérente. Les statuts affichent les intentions de l'association comme ils se doivent de le faire :

DEFISMED a pour objectif de : Développer une culture euro méditerranéenne, en explorant plus particulièrement l'univers des coopérations euro méditerranéennes dans de multiples champs de connaissances / Créer un Festival pérenne dédié à l’Euro Méditerranée et à ses développements à travers de multiples coopérations faisant appel à différents champs de connaissances, notamment les sciences, la médecine, les arts, la philosophie, l’histoire, etc., / Promouvoir des rencontres entre différentes représentants de ces champs de connaissance afin de développer une approche pluridisciplinaire de l’Euro Méditerranée dans ses développements modernes, et encourager de nouvelles formes de coopérations / Tenter d’établir une information régulière et exhaustive sur les publications faisant référence à l’Euro Méditerranée à travers ses coopérations faisant appel aux champs précités / Instituer une communication entre les chercheurs, les groupes de recherches et associations, dont l’objet est d’étudier l’Euro Méditerranée/ Entreprendre une approche critique des publications qui se créent autour des débats faisant référence à l’Euro Méditerranée / Rendre compte et favoriser les débats autour de l’Euro Méditerranée.


Ce qui représente une véritable aventure de l'esprit avec un tel projet, c'est les multiples tentatives de mariage que DEFIMSED va opérer entre de nombreuses intelligences. J'ai la chance de vivre quotidiennement ces rencontres qui enrichissent chaque fois un peu plus le projet. "Experts", lectures, prestataires, chacun(e) me renvoie à des questionnements auxquels je n'avais pas pensé, ou bien à des informations que je méconnaissais. Si les incertitudes sont encore nombreuses dans cet investissement, le doute n'existe pas. J'ignore encore aujourd'hui si l'événement que DEFISMED prépare s'appelera "Festival" ou bien même s'il aura bien lieu en 2010. Mais je veux croire que ce travail opère de manière mystérieuse une contribution qui va dans le sens de la construction savante d'une Méditerranée confrontée à des défis majeurs. Hier, un appel téléphonique m'informait de la prochaine clôture d'un appel d'offres lancé par l'Agence nationale de la Recherche sur le thème "Quelles recherches et quels partenariats pour la Méditerranée ?" N'est-ce pas là un nouveau signe fort de cette construction à laquelle j'aspire tant de mes voeux ?

Les premières pierres

Progressivement, les premières du Festival euro méditerranéen s'assemblent. Nombreux sont ceux au sein de mes relations qui découvrent le projet avec ce sentiment hésitant exprimé dans leur regard se demandant si j'ai basculé dans la folie ou si je suis en train d'investir dans un projet remarquable. Ma compagne aimée dans la vie s'accomode progressivement de ce chantier, elle qui ressentait tant de doutes à son commencement. Petit à petit, le projet se dessine, et à chaque trait supplémentaire, c'est un nouvel horizon qui s'ouvre, me contraignant à travailler de nouveaux contours.

Je me suis entouré d'un Comité de pilotage composé de 13 professionnels de l'événementiel, avec une majorité de femmes. Ils m'accompagneront dans ces choix à effectuer. Où réaliser ce Festival ? Sur quelle durée ? Avec qui ? La Méditerranée est vaste. Ses enjeux le sont tout autant. Qu'allons-nous devenir au sein de cette vaste Région dont le coeur est incarnée par une "Mare nostrum" comme l'appelaient les Romains ? Quels équilibres est-il possible de puiser dans les défis qui font communément face aux rives de cette mer, elle-même transformée par nos activités ? Comment nous préparer de manière homogène aux aléas grandissants du climat, à l'émergence de nouvelles maladies, à l'irruption de nouvelles technologies, aux peurs et croyances nouvelles, etc ?

Hier, j'étais quasiment simultanément en contact avec une commerciale d'un Palais des Congrès, un militaire influent dans l'Euro Méditerranée, un éditeur concerné par cette thématique, l'initiateur d'un Salon littéraire méditerranéen, le créateur d'une exposition consacrée aux langues méditerranéennes, une autorité représentative de la communauté musulmane et philosophe de référence. Ceci n'est qu'un petit aspect de ce chantier encore grossier mais dont chaque jour apporte des trésors de découvertes.

Pour tous ceux qui me font l'honneur de suivre mes confidences sur ce site, je souhaite leur faire partager ces petits bouts de mon univers à l'accent méditerranéen.

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