Etrange dissertation grammaticale qui m’inspire ce billet pour la nouvelle année. Je la dois à une association du même nom dont j’apprécie beaucoup son fondateur, Emmanuel Delannoy, même s’il est vrai il y a déjà quelques temps que je ne l’ai pas revu.

Si vous découvrez son excellent site INSPIRE, vous y goûterez à un art qu’Emmanuel maîtrise fort bien, celui de la réflexion autour des enjeux du développement durable. Au mois de décembre, son billet était consacré à une formule d’origine bantou et qui signifie « Je suis, parce que nous sommes ».

Et bien figurez-vous qu’au milieu de mes nombreuses lectures en retard que j’ai essayé de mettre à profit durant les fêtes, cette formule m’a accompagné jusqu’en ce début d’année. Je suis parce que nous sommes. Il y a quelque chose de la formule magique, d’un peu de féérie dans cette expression. Et pourtant cette formule traduit bien une réalité qu’Emmanuel dissèque avec talent pour déboucher sur une autre qui lui est proche : « Nous sommes parce qu’ils sont », « ils » faisant référence aussi aux « non humains », c’est-à-dire au monde vivant dans sa globalité.

Pour ma part, cette formule en appelle une autre proche et que je ressens tout aussi vivante : « Je serai parce que nous serons ». Personnellement, c’est un vœu, si vous me le permettez, que j’aimerai me formuler pour cette nouvelle année autant que je vous l’adresse : « Soyez parce que nous serons » (ou par ce que nous serons). L’idée d’adopter une identité différente à travers une œuvre commune, de participer à un projet collectif dans lequel mon « moi » se partagera à d’autres « moi » et grandira avec l’objectif de servir « les autres » prend tout son sens.

DEFISMED dont j’ai volontairement tu les développements ces derniers mois est la concrétisation de ce « Je serai parce que nous serons ». Prochainement, vous allez découvrir combien cette formule possède une réalité, et j’espère qu’elle vous convaincra de vous y joindre. DEFISMED est bien plus en effet qu’un programme reliant des hommes entre les rives méditerranéennes (vous pouvez découvrir un ptit aperçu de ce projet sur le site. Il est un projet qui doit nous convaincre d’apprendre à vivre avec tout ce qui aujourd’hui nous coupe d’autres réalités : les cultures, les religions, les écosystèmes, les générations futures, …Il nous invite à restaurer une vie collective faite d’équilibres fragiles s’ils sont coupés les uns des autres, mais tellement puissants si nous parvenons à les relier. Nous, vous, moi. Oui, décidément, je serai par ce que nous ferons, et parce que nous dès lors nous serons.

Je nous souhaite donc une année heureuse et équilibrée.