Est-ce que les jeunes sont indifférents aux questions de société posées par la recherche scientifique ? Il est naturel de se poser la question tant les valeurs superficielles gagnent une partie des esprits de nos chers chérubins. Je dis « chérubins » mais je pense également aux 18-24 ans qui se sont engagés dans des études souvent longues et fastidieuses (j’en sais quelque chose).

J’ai eu le bonheur de vivre coup sur coup deux expériences qui démentent cette affirmation, même si les expériences se sont effectuées dans des contextes particuliers. La première eu lieu de nouveau à Evry après une Première rencontre entre collégiens, lycéens et experts sur Darwin. Cette fois, une centaine de scolaires étaient réunis sur les questions de bioéthique. Un sondage, là aussi, permettait d’évaluer la sensibilité de ces jeunes aux questions posées par certaines recherches sur le vivant. Beaucoup n’avaient pas conscience de la notion de bioéthique, ce qui, après tout, est bien naturel. En revanche, les débats avec l’expert présente, Michel Prudhommes, généticien, ont permis de révéler parmi les scolaires des esprits vifs et intéressés par les grandes questions que sont les mères porteuses ou encore le clonage. Une nouvelle fois, nous avions la démonstration qu’en intéressant de manière active les plus jeunes, nous obtenions des réponses encourageantes quant à leur capacité à se saisir d’un débat.

Cette capacité s’est également retrouvée deux jours plus tard au Palais de la découverte à paris où j’ai eu le bonheur d’animer pour le compte de mon ami Gianni Giardino et ses étudiants en du département Sciences, Arts, Culture, Information, Multimédia de l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. J’animais une table ronde « Métro, boulot, nanos » qui fut très bien préparée par ces mêmes étudiants et m’a permis de faire vivre un débat très intéressant avec les participants.

Comme quoi les jeunes ne sont pas toujours ce que l’on croit, et les adultes non plus…