INEXENS

Revue de presse "Science & Société" - Septembre 2009

Depuis plusieurs années, je répertorie quotidiennement dans la presse (essentiellement le journal Le Monde) les informations liées au monde de la Recherche et qui ont des implications pour notre quotidien.



ENVIRONNEMENT 18/09/09 – Eclaircissements sur la mortalité des abeilles 26/09/09 – Précisions sur l’impact climatique en France

SANTE 01/09/09 – Des pansements génétiquement modifiés 22/09/09 – Chute de la fécondité équivalente entre pays riches et pauvres

PREOCCUPATIONS NATIONALES ET INTERNATIONALES 01/09/09 – Google numérise la littérature mondiale 01/09/09 – A propos de l’effet nocebo 02/09/09 – Ententes entre laboratoires pharmaceutiques 03/09/09 – Le Royaume Uni face à des risques de pénurie d’énergie 07/09/09 – La Secrétaire d’Etat à l’écologie s’oppose à un mode de pensée écologique productiviste 10/09/09 – Les croyances dans la science 14/09/09 – Le Président français contre la « religion du chiffre » 15/09/09 – Introduire la créativité dans les écoles 17/09/09 – Quand l’ADN n’est pas une preuve scientifique 29/09/09 - Que faire des dépôts des centrales à charbon ?

ACTIONS INTERNATIONALES ET NATIONALES 12/09/09 – Besançon supprime les biberons au bisphénol A 17/09/09 – Premières expérimentations suite au Grenelle des ondes 23/09/09 – Un tribunal rejette une demande de FIV post-mortem 24/09/09 – La France lance un débat national sur les nanotechnologies 29/09/09 – Négociations sur le climat avant Copenhague 30/09/09 – L’industrie aérienne mondiale s’engage à réduire de 50 % ses émissions de dioxyde de carbone

DIVERS 01/09/09 – Une vaste étude sur le génome humain




ENVIRONNEMENT

18/09/09 – Eclaircissements sur la mortalité des abeilles Alors qu’un Congrès mondial d’apiculture se déroule en France, les experts semblent tomber d’accord pour expliquer la mortalité anormale des abeilles constatée dans de nombreux pays . Plusieurs facteurs agiraient en se combinant, affaiblissant les insectes jusqu’à leur mort. 30 % d’entre elles sont touchées aux Etats-Unis. Parmi les facteurs les moins connus, l’existence d’un marché mondial de reines qui réduit la diversité des abeilles et leur adaptation environnementale. Le manque d’homogénéité des études sur cet effondrement des colonies d’abeilles n’arrange rien. Les experts sont fortement préoccupés par le phénomène qui menace une humanité en progression et dépendante de son agriculture.

26/09/09 – Précisions sur l’impact climatique en France L’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc) vient de rendre un rapport sur « l'évaluation du coût des impacts du changement climatique et de l'adaptation en France » . Si notre pays est plus favorisé que d’autres moins développés, le rapport avertit qu’il en coûtera des centaines de millions d’euros par an si notre monde économique ne s’adapte pas aux nouvelles conditions imposées par le changement climatique. Certains secteurs directement en prise avec l’environnement risquent d’être confrontés à des situations irréversibles. Les inégalités sociales pourraient se renforcer. Certaines régions seront confrontées à des déficits d’eau telles que le Sud-ouest. Agriculture transformée, forêts exposées aux feux, risques naturels accentués tels que l’érosion des côtes, bouleversements dans le tourisme, l’adaptation est nécessaire, tout comme pour les domaines de la biodiversité et de la santé. SANTE 01/09/09 – Des pansements génétiquement modifiés Des chercheurs semblent satisfaits des premières expérimentations humaines effectuées avec des pansements à base de lin génétiquement modifié . Certaines plaies jusqu’à présent incurables ont trouvé une issue intéressante avec ces nouveaux pansements comme le confirme le directeur de la recherche polonais : « Nos pansements favorisent la cicatrisation naturelle et absorbent les exsudats. Les risques d’infection secondaire sont moins élevés qu’avec les pansements classiques. Le tissage facilite en outre l’évacuation des cellules nécrosées et des impuretés » . Le produit est bon marché pour le public.

01/09/09 – A propos de l’effet nocebo Si l’effet placebo n’est plus à démontrer, beaucoup moins connu est son contraire, l’effet nocebo . Ce sont des personnes qui sont convaincues qu’elles sont malades et finissent par développer cette maladie. Des expériences ont pu montrer que des patients se plaignaient d’effets secondaires de médicaments neutres. Certaines personnes, en entendant la voix d’un médecin, tombent malades. Le phénomène de nocebo peut également se montrer contagieux, certaines personnes développant des symptômes à la simple vue d’une expérience négative pour laquelle ils se croient concernés.

22/09/09 – Chute de la fécondité équivalente entre pays riches et pauvres L’Institut national d'études démographiques (INED) révèle que, bien que les pays du Maghreb possèdent un développement économique différent, ceux-ci subissent une baisse de la fécondité équivalente : « Alors que le taux de fécondité était considéré, dans les années 1950-1960, comme le meilleur indicateur pour faire le partage entre les pays riches et les pays pauvres, on observe désormais une déconnexion croissante entre comportements démographiques et conditions de vie des sociétés » . Désormais, dans le monde entier, quel que soit le niveau de vie, les parents se limitent le plus souvent à deux enfants par foyer. PREOCCUPATIONS NATIONALES ET INTERNATIONALES 01/09/09 – Google numérise la littérature mondiale Le moteur de recherches américain Google est en train d’obtenir les droits de numérisation de très nombreux ouvrages dans le monde aujourd’hui épuisés . Cette action gigantesque permettra de restituer une littérature abondante et oubliée. La position dominante que lui conférera cette maîtrise n’est pas bien vue de tous les observateurs. Des éditeurs français ont intenté un procès au moteur de recherches pour préserver leurs droits d’auteurs. Aujourd’hui, Google a numérisé 10 millions d’ouvrages qui n’attendent qu’à être diffusés sur le net.

02/09/09 – Ententes entre laboratoires pharmaceutiques Devant la baisse de la production de nouveaux médicaments et la hausse considérable des coûts de recherche et fabrication, les laboratoires pharmaceutiques concurrents sont dans la nécessité de s’allier . Des ONG sont également associées. Les pouvoirs publics sont accusés par ces firmes, pour des raisons sécuritaires jugées excessives, d’accroître les coûts de recherche.

03/09/09 – Le Royaume Uni face à des risques de pénurie d’énergie Face à des conditions climatiques hivernales de plus en plus rudes, et une hausse inexorable de sa consommation, le Royaume Uni risque de faire face à un risque de pénurie de ses ressources . Il ne pourrait en effet compter ni sur ses gisements de gaz qui s’effondrent, ni sur ses centrales nucléaires qui ferment progressivement, ni sur les centrales à charbon trop polluantes et pas encore sur les énergies renouvelables. Une dépendance envers la Russie et son gaz semble se dessiner.

07/09/09 – La Secrétaire d’Etat à l’écologie s’oppose à un mode de pensée écologique productiviste Dans un article du Monde, la secrétaire d'Etat à l'écologie avertit l’opinion publique sur le danger de se tromper de sens sur les questions environnementales : « Nous ne trouverons pas de solution à la crise écologique dans une économie administrée ou une idéologie de la technologie » . Si notre avenir environnemental, selon elle, repose en partie sur ces technologies, il ne doit surtout pas occulter le poids de nos comportements. Elle répond ainsi à certains propos dans les médias qui prônent un investissement massif dans le progrès technologique pour dépasser la crise environnementale que nous rencontrons : « sommes-nous certains que le progrès est linéaire ? Certaines grandes civilisations ont disparu faute d'avoir pris en compte les limites de la nature ». Elle fustige tout autant ceux qui militent pour une décroissance, considérant que les maux de la croissance reposent surtout sur la consommation des énergies fossiles. Privés de cette croissance, bien des pays souffrent de nombreux fléaux. La secrétaire d’Etat attend beaucoup de nouveaux repères pour évaluer l’épanouissement de la société, considérant le PIB comme trompeur sur ce plan. Elle défend une croissance « soutenable » qui repose sur le patrimoine écologique en le préservant tout en créant de nombreux emplois. Le recyclage en est un des axes majeurs par exemple. Cette croissance ne pourra être acceptée que si elle est partagée par tous : « tous les débats sur les risques émergents, nanotechnologies, ondes, produits chimiques, sont marqués par une ambiguïté : ce n'est pas à la science d'imposer à la société le niveau de risque qu'elle doit accepter. C'est à la société de faire ce choix. La réponse aux enjeux de santé environnementale passe par la connaissance et le renforcement du débat démocratique ». Elle rappelle que cette croissance enrichit nos ressources naturelles, comme la préservation de la biodiversité et de nos pollinisateurs, et regrette que le monde de l’entreprise n’en ait guère conscience actuellement. Ce changement de société que nous sommes en train de vivre nécessite de la part de tous des changements de valeur jusque-là intégrées dans notre éducation, et dépassées. Et dans cet esprit démocratique, la secrétaire d’Etat défend deux règles fondamentales : « Il faut intégrer une double clause sociale dans les politiques écologiques. D'une part, chaque action doit bénéficier en premier lieu aux plus modestes. D'autre part, le droit à l'alternative afin que personne ne se trouve dans une impasse face à une politique écologique ».

10/09/09 – Les croyances dans la science Un historien, à travers un livre, recense quelques exemples de croyances de notre société dans les sciences qui n’étaient qu’utopie . La religion considérant que la science résoudra tous nos problèmes est exposée à travers des exemples récents où les technologies ont fait consensus. Un seul exemple parmi d’autres : la bombe thermonucléaire servant à modeler la nature pour de gigantesques chantiers. L’ouvrage montre ainsi combien les revues de vulgarisation ont promené ces croyances avec une réelle sincérité, montrant par là même combien les « progrès » scientifiques sont souvent les fruits d’une poignée de décideurs sans aucune réflexion collective. Cet exemple est toutefois contredit par Internet que personne n’avait vu venir.

14/09/09 – Le Président français contre la « religion du chiffre » Il faut changer la mesure du progrès économique et social et renoncer à la "religion du chiffre" actuellement en cours, a dénoncé le chef de l’Etat français en se référant au produit intérieur brut (PIB) . Ses propos ont été exprimés lors de la remise officielle du rapport de la commission de mesure de la performance économique et du progrès social conduite par les économistes américain Joseph Stiglitz, prix Nobel, indien Amartya Sen et français Jean-Paul Fitoussi. Ce rapport préconise d’intégrer le bien être de la personne comme nouvelle mesure, conduisant Nicolas Sarkosy à déclarer : « Pendant des années, les statistiques ont affiché une croissance économique de plus en plus forte jusqu'à ce qu'il apparaisse que cette croissance, en mettant en péril l'avenir de la planète, détruisait davantage qu'elle ne créait. Le problème vient de ce que le monde, la société, l'économie ont changé et que la mesure n'a pas assez changé » . La qualité du service public pourrait être un élément de cette nouvelle mesure. Dans le même esprit, le Président de la République a critiqué les « moyennes » qui nient les inégalités.

15/09/09 – Introduire la créativité dans les écoles Nombreux sont les observateurs à réclamer plus de créativité dans les écoles . Ce concept fait encore l’objet pourtant de nombreuses idées reçues, considérant qu’il appartient aux arts. Il a fallu attendre 1971 pour le voir entrer dans notre dictionnaire. Aujourd’hui, la créativité est appelée dans de nombreux domaines, pour faire face aux enjeux modernes. Les résistances sont néanmoins là, parce qu’on associe globalement la créativité à une forme de libéralisme servant l’économie. Parce que le monde de l’éducation a encore du mal à l’intégrer comme le souligne un spécialiste : « on n'arrive pas à articuler les objectifs disciplinaires traditionnels (lire, écrire…) avec les objectifs transversaux (initiative et créativité). Ceux-ci sont donc surajoutés, en “apesanteur disciplinaire”. Et comme les examens demeurent disciplinaires et que l'enseignement disciplinaire demeure intouché, les dispositifs transversaux mis en place sont toujours passés à la trappe » . A ceux qui défendent dans les écoles l’interdisciplinarité, d’autres s’accrochent aux fondamentaux dans chaque discipline, laissant libre la création s’exprimer hors des écoles. Une université parisienne n’a pas attendu l’issue d’un tel débat et délivre depuis deux ans un certificat de créativité. Est-ce là l’acte pionnier de ce qui sera le courant pour toi, Néo ?

17/09/09 – Quand l’ADN n’est pas une preuve scientifique Lemonde.fr s’interroge sur la question de la preuve scientifique qu’incarne l’ADN dans les polices, constatant qu’à de nombreuses reprises, celle-ci s’avère un élément faussant l’enquête . Je te faisais référence, Néo, à cette découverte de chercheurs israéliens démontrant qu’il était possible de produire de faux ADN. Cette information s’ajoute aux erreurs naturelles qui ont conduit des polices à accuser des innocents à travers une mauvaise interprétation de l’ADN trouvé. L’Académie nationale des sciences américaine a récemment produit un rapport insistant sur le caractère de « présomption » à propos de ces techniques scientifiques de police : « A l’exception de l’analyse de l’ADN, aucune des méthodes utilisées en matière de police scientifique et technique ("forensic method", en anglais) n’a démontré de façon rigoureuse qu’elle avait la capacité, de façon permanente, et avec un haut degré de certitude, de démontrer un lien entre une trace et un individu ou une source spécifique.Bien que des recherches aient été effectuées dans certaines disciplines, il existe un manque notable de jugements par les pairs ("peer review", en anglais) et d’études publiques établissant les bases scientifiques et la validité de nombreuses méthodes de police scientifique et technique » . Ces techniques scientifiques n’ont en réalité dans la plupart des cas rien de scientifiques. A titre d’exemple, les chiens renifleurs se trompent dans la majorité des cas en repérant de la drogue dans des valises. Les témoins oculaires ont une importance fondamentale dans les enquêtes et influent sur celles-ci, même si ils sont erronés. L’interprétation des enquêteurs jouent également un rôle primordial dans l’enquête avec des erreurs manifestes dans plusieurs cas. Il ne s’agit pas de remettre en question la police scientifique mais d’en accepter les limites, à l’image de leur manque de financements qui conduit à des dérives. L’Académie des sciences américaine préconise « la mise en place d’un institut national chargé de vérifier les techniques en vigueur (et à venir), de déterminer leur degré de validité scientifique, de mettre en place des bonnes pratiques et standards, d’écarter celles qui ne sont pas suffisamment fiables, de délivrer des labels de qualité aux laboratoires d’expertise publics et privés, de les rendre "indépendants et autonomes" des administrations policières et judiciaires, et d’améliorer la formation de leurs employés » . Ce dossier est constitué alors que le père de l'empreinte génétique en Grande-Bretagne est revenu sur ses propos passés réclamant le fichage systématique de la population : « Il y a aujourd'hui 800 000 personnes dans nos bases de données qui sont totalement innocentes. C'est plus que l'ensemble des personnes fichées génétiquement en Allemagne ou en France", a-t-il déclaré. "Cela pose de graves problèmes de discrimination et de respect de la vie privée (...). Ces personnes ne devraient tout simplement pas figurer dans ces bases de données » .

29/09/09 - Que faire des dépôts des centrales à charbon ? Tandis que des parlementaires américains viennent d’obtenir avec ténacité une première liste de sites où sont stockées les cendres de charbon des centrales, une association indépendante en France vient de mener une étude similaire pour l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) . Si l'Environment Protection Agency (EPA) a fini par concéder que certains sites sont gérés dans de mauvaises conditions, la France semble mieux maîtriser une telle gestion. Néanmoins l’association attire l’attention sur le fait que certains stocks ne doivent pas être considérés comme des déchets morts étant donné qu’ils pourraient être radioactifs. De même, ces cendres sont autant d’occasions de polluer l’environnement. Le Ministère de l’écologie a demandé à tous les préfets concernés de surveiller ces sites. ACTIONS INTERNATIONALES ET NATIONALES 12/09/09 – Besançon supprime les biberons au bisphénol A La ville de Besançon a décidé de mettre à disposition de toutes les crèches de nouveaux biberons, et remplacer tous ceux qui possèdent du bisphénol A . Cette substance chimique fait l’objet de soupçons à travers certaines études scientifiques montrant qu’elle pourrait être un perturbateur endocrinien avec en conséquence un impact sanitaire nocif sur les enfants. Au cœur de cette controverse internationale, les parlementaires français vont examiner une loi interdisant l’utilisation de ces biberons. Reste que la population utilise toujours largement ces derniers, à l’image des crèches des principales villes françaises qui ont renoncé à renouveler leur stock mais conservent ceux existants.

17/09/09 – Premières expérimentations suite au Grenelle des ondes La première application d’un avis du Grenelle des ondes va démarrer dans une dizaine de villes sous la forme d’ « une diminution de l'exposition aux radiofréquences des antennes relais de téléphonie mobile à 0,6 volt par mètre (contre 41 à 61V/m aujourd'hui) » . Cette expérimentation est particulièrement attendue par de nombreux maires impuissants à satisfaire les demandes de leurs concitoyens opposés aux antennes-relais.

23/09/09 – Un tribunal rejette une demande de FIV post-mortem Malgré les protestations de la demandeuse, le tribunal de Rennes vient de rejeter sa demande de restitution des paillettes congelées de sperme de son époux défunt . Cette femme souhaite récupérer le sperme de son mari pour se faire inséminer à l’étranger, ce que la France n’autorise pas.

24/09/09 – La France lance un débat national sur les nanotechnologies Le Ministre de l’écologie en France, accompagné de 6 ministres, a lancé un débat national sur les nanotechnologies en précisant que « C'est une révolution devant nous qui est majeure et je ne veux pas que cette révolution n'appartienne qu'aux experts » . 1 850 milliards d'euros d'ici à 2015 devraient être investis dans ces recherches qui suscitent la controverse régulièrement comme tu as pu le constater, Néo. La commission nationale du débat public a été saisie et 17 débats régionaux sont programmés tandis qu’un site Internet dédié à ce débat est ouvert au grand public.

29/09/09 – Négociations sur le climat avant Copenhague Réunis à Bangkok, les pays de la planète préparent la rencontre de Copenhague à la fin de l’année qui décidera de l’avenir climatique mondial. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces négociations ne présagent rien d’enthousiasmant, à commencer par l’Europe . Pourtant fer de lance de la lutte contre le changement climatique, les 27 montrent quelques divisions dans leur politique commune. Taxe carbone à la frontière contestée par les pays anglo-saxons qui y voient une forme de protectionnisme, délai repoussé pour diviser de 20 % les gaz à effet de serre en raison de la crise, aides financières aux pays en développement, les discussions s’engagent difficilement. Parallèlement, le représentant des Nations unies avertit : « Le temps ne presse pas, il est déjà presque écoulé » . Dans ce contexte, le secrétaire général des Nations unies avait quelques jours auparavant invité une centaine de chefs de l’Etat à New York pour préparer au mieux les négociations de Copenhague, initiative saluée par un éditorial du Monde . Sur le terrain politique, des avancées ont pu être exprimées laissant espérer un accord global. La Chine, même si elle a rappelé que sa priorité était la croissance économique, a également montré des signes de compréhension en ne faisant plus d’un tabou la baisse des émissions de gaz à effet de serre : « Nous allons accélérer nos efforts pour développer une économie verte, une économie à faible taux de carbone, l'accélération de la recherche et du développement et de la dissémination des technologies vertes » . Seuls les Etats-Unis semblent pour le moment campés sur leurs bases, malgré une déclaration de son président qui évoque les risques dune « catastrophe irréversible ». Le Japon, quant à lui, s’est montré le plus volontariste en proposant des mesures claires pour aider financièrement les pays en développement et leur assurer un transfert de technologies . Ces propositions en rejoignent d’autres intéressantes émises par le Mexique. Des «plates-formes technologiques» pourraient être créées : « un ou deux pays serviraient de pilotes pour des partenariats globaux sur des secteurs spécifiques. Plusieurs de ceux-ci ont été spécifiés, tels les énergies solaire et éolienne (avec l’Allemagne et l’Espagne comme pilotes), les agrocarburants (Brésil), les réseaux électriques intelligents (Italie et Chine), les véhicules (France et Canada), la séquestration du CO2 (Royaume-Uni et Australie), l’efficacité énergétique, le charbon » . Néanmoins ces principes ne pourront être appliqués que si les pays industrialisés leur donnent les moyens de l’être. Or, le Président français s’est montré inquiet : « Nous sommes sur la voie de l'échec si nous continuons ainsi » . Il réclame une nouvelle réunion des chefs d’Etat à la mi-novembre et milite pour une aide forte à l’égard des pays les plus démunis face au changement climatique : « Nous devons décider pour la planète (...) Il faudra payer pour les pays les plus vulnérables et il n'y a pas d'autres choix » . Une historienne des sciences explique combien il est important que ces négociations se déroulent au sein de l’ONU pour laquelle les pays en développement sont attachés, même si cet organisme n’a en réalité guère de moyens de faire pression sur les Etats . Elle estime toutefois que les réunions internationales du type de celle de Copenhague permettent une prise de conscience de la gravité de la situation et oblige les responsables politiques à réagir. Cette prise de conscience est activée par les associations d’écologistes qui tentent de se fédérer pour accentuer leur pression . Face à ces observations pour le moins inquiétantes, la Banque mondiale a rendu un rapport pour sa part fort optimiste . Elle estime que les pays industrialisés vont consentir des efforts financiers importants, mais relatifs puisque correspondants à moins de 1 % du PIB mondial, pour transférer leurs technologies vers les pays du sud. De même que ces mêmes pays consentiront aux efforts pour s’adapter au changement climatique. Les financements se baseraient sur de nouveaux systèmes. Ce rapport a été estimé généralement comme de « la science-fiction » et compte-tenu des négociations précitées, Néo, on peut comprendre cette analyse. A noter une initiative originale avec le lancement dans 38 pays simultanément d’une consultation citoyenne concernant le changement climatique sous la forme d’une conférence de citoyens .

30/09/09 – L’industrie aérienne mondiale s’engage à réduire de 50 % ses émissions de dioxyde de carbone L’industrie aérienne mondiale « devrait s'engager à réduire d'ici 2050 ses émissions en dioxyde de carbone de 50 % par rapport au niveau de 2005, dans le cadre du sommet de l'ONU sur le changement climatique » . Cet engagement entre dans la préparation aux négociations climatiques de Copenhague à la fin de l’année. Les émissions de l’aviation n’avaient pas été intégrées dans le Protocole de Kyoto. DIVERS 01/09/09 – Une vaste étude sur le génome humain C’est la plus vaste étude effectuée sur le génome humaine et elle est réalisée en Afrique, berceau de la civilisation . Elle révèle que l’ancêtre commun que nous partageons avec les singes serait originaire d’Asie et non de ce continent. L’Afrique possède la plus grande variété génétique d’hommes. Cette étude a également des vertus pour la connaissance médicale : En retraçant ces variations de génome dans les populations humaines, nous pourrions identifier des variantes génétiques responsables de pathologies particulières ou trouver des moyens de protection contre certaines maladies » .

7e Forum "Sciences & défis du XXIe siècle"

Il y a des rencontres qui tiennent de la performance. Si je conserve un merveilleux souvenir du 5e Forum "Sciences & défis du XXIe siècle" qui aura nécessité de ma part un investissement inédit, que dire de celui de cette année ? Bien que ces rencontres soient considérées come remarquables par tous les intervenants qui y sont passés, bien que nous bénéficions de la mise à disposition du Parc Phoenix, haut lieu environnemental de la Côte d'Azur, Sapience m'a informé qu'elle ne pouvait mener cet événement qu'avec son petit résidu budgétaire de l'année dernière. Puis-je accepter de m'investir une 2e fois bénévolement cette année avec cette association ? Mais comment renoncer à un tel événement qui, s'il n'a pas lieu cette année, signerait son arrêt de mort ? Et qui sait ? Les subventions tomberont peut-être, on peut rêver ! J'ai donc choisi de monter ce Forum avec les moyens du bord et l'accompagnement d'une association aussi démunie que moi. Je vous laisse juge de l'avant-programme. Imaginons ce que nous aurions pu faire avec les soutiens financiers tant attendus ! En tout cas, il ne sera plus possible de renouveler une nouvelle fois cette expérience. Ou bien les pouvoirs publics réagissent pour l'année prochaine, ou bien ce Forum disparaîtra ou sera délocalisé. Avouons que 7 années d'expérience dans ce domaine parties en fumée serait désolant. C'est la cruelle réalité d'un moment où beaucoup d'investissements sont mis ailleurs que dans cette forme de culture. On ne s'étonnera pas de la société dans laquelle nous évoluons.

2009 : la 7e édition

au Parc Phoenix

« QUELLES REVOLUTIONS VERTES POUR QUEL MONDE ? »

Des rencontres initiées par des profanes et qui réunissent des observateurs de différentes disciplines pour discuter de la recherche

SOMMAIRE DU 7ème FORUM en 2009

L’humanité est en train de connaître une de ses révolutions qui changent le cours de son existence. Aux crises économiques et sociétales qu’elle traverse actuellement s’ajoute la crise environnementale que beaucoup d’observateurs considèrent comme la plus redoutable. Que recouvre cette crise ? En quoi celle-ci constituerait-elle une menace pour notre survie ? Comment la communauté des chercheurs, mais également de nombreuses expériences citoyennes relèvent-elles les défis posés par notre environnement ?

QUELLES REVOLUTIONS VERTES POUR QUEL MONDE ?

Samedi 07 novembre à 14 h 30

2ème forum : ASSISTER A LA NAISSANCE D’UN NOUVEAU MONDE Thème proposé : Devant l’effondrement de certains pans de notre monde, la communauté des chercheurs et le monde politique tentent d’organiser un nouveau monde sur des bases innovantes. Présentation de quelques-unes de ces innovations, qu’elles soient d’ordre naturelle ou technologique, qui pourraient transformer notre existence.

Grands Témoins : Gérard BERRY, membre de l'Académie des sciences française, de l'Académie des technologies, et de l'Academia Europaea, directeur scientifique d'Esterel Technologies, Pierre LAFFITTE, Président de la Fondation Sophia-Antipolis

avec Bernadette BENSAUDE-VINCENT, Professeur d'histoire et de philosophie des Sciences à l'Université de Paris X (Nanterre), membre du Comité d’éthique du CNRS, Michel CLAESSENS, Docteur ès sciences, Chef de l'Unité Information et communication de la Direction générale de la recherche de la Commission européenne

Animation : Eric Raulet, Inexens

Samedi 07 novembre à 17 h 00

3ème forum : QUE VAUT NOTRE SANTE FACE AUX ENJEUX ECONOMIQUES ? Thème proposé : Jamais notre santé n’avait fait l’objet de tant de controverses liées la mondialisation et ses « progrès ». Chimie et alimentation, environnement, risques de pandémie, téléphonie mobile, les recherches nous ouvrent de nouveaux horizons révolutionnaires. Quelles sont les véritables avancées attendues et sont-elles bien maîtrisées ? Quels progrès notre société doit-elle accomplir avant de se lancer dans cette révolution ?

Grand Témoin : Michel PETIT, membre de l’Académie des sciences et membre Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)

Mohamed BENAHMED, Directeur de recherche INSERM au CHU de Larcher, Laurent CHEVALLIER, médecin nutritionniste, praticien attaché au CHU de Montpellier, auteur de " les 100 meilleurs aliments pour votre santé et la planète" EditionFayard/France Bleu ; Professeur Bruno Lina, chef du laboratoire de virologie du CHU de Lyon, directeur de l'unité CNRS pour le HIN1, directeur du Centre National de Référence des virus influenzae région sud, expert auprès du Ministère de la Santé pour le risque pandémique

Animation : Eric Raulet, Inexens

3e Forum "Les religions à l'épreuve de la science"

La bioéthique

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Construire un vaste chantier au quotidien

Une fois n'est pas coutume, je souhaite décrire ici ce qu'est une journée de ma vie en semaine. Comment peut bien s'occuper celui qui conduit des projets aussi complexes et ambitieux que ceux s'efforçant de relier le monde des savoirs à celui de la société civile ? Certains dans mon entourage se posent la question. Il est vrai que DEFISMED occupe beaucoup de mon temps actuellement.

Je me lève généralement à 6 h 00, en même temps que ma belle fille de 12 ans. Je vais me raser alors tout en écoutant les dernières nouvelles à la radio. Puis je rejoins Samantha pour l'accompagner 15 mn à son petit déjeuner et parler des préoccupations d'une pré-adolescente. Par la suite je gagne mon ordinateur et là je lis 5 mn les récentes informations sportives qui sont une de mes faiblesses.

Ensuite j'enchaine sur les courriels de la veille au soir ou de la nuit qui me sont arrivés et que je lis avec les documents joins parfois. J'y réponds. Puis je consulte mon planning et découvre les taches que je me suis assignées, notamment lorsque je n'ai pas de rendez-vous. C'est l'heure où Samantha part au collège, vers 7 h 00.

Pendant une heure, j'organise mon prochain planning pour les jours et semaines qui viennent, en fonction généralement de mon travail et de mes rendez-vous de la veille. Puis j'écris une dizaine de courriels correspondants aux projets sur lesquels je travaille. Lina, ma compagne, rentre vers 8 h de sa tournée d'infirmière de nuit. Nous prenons ensemble le petit-déjeuner 20 mn et Lina va récupérer en allant dormir 2 à 3 heures.

Généralement, de nouveaux courriels me sont parvenus auxquels je tente de répondre rapidement. Les premiers appels téléphoniques sont lancés et les courriels ne cessent de s'accumuler. Site Internet DEFISMED en cours de création avec sa charte graphique, nombreux contacts en cours sur des partenariats culturels au Festival, DEFISMED EN HERBE avec les premiers groupes de lycéens consultés pur s'engager dans des enquêtes, dossier finalisant les recherches de financement, étudiants de Versailles, Toulouse, Aix-en-Provence, Nice associés au projet, nombreux sont les chantiers. Parallèlement, je travaille au 7e Forum "Sciences & défis du XXIe siècle", au IIIe Forum "Les religions à l'épreuve de la science" avec Sapience, et au 2e Colloque "Quand la science rencontre la société" avec Scientipole. Le Genopole d'Evry est intéressé au printemps 2010 pour rassembler 100 scolaires pour des rencontres sur Darwin, puis sur la bioéthique et m'en confie la tache.

Lorsque j'ai la chance de rester à domicile, je déjeune avec ma compagne 45 mn. Puis je sieste 20 mn tandis qu'elle s'endort 2 à 3 heures à nouveau. Pour ma part, j'occupe alors une partie de l'après-midi, dans la mesure du possible, au travail de fond des différents projets : lecture de dossiers, revue de presse, préparation des tables rondes, dévelopement du festival DEFISMED, ...

Puis les appels reprennent ainsi que les courriels, jusqu'à environ 16 h 30 où je m'arrête 20 mn pour retrouver Samantha et Lina autour d'un thé et goûter. Mon travail reprend 20 mn plus tard jusqu'à 18 h 30 où nous dinons avant que Lina ne reparte travailler. Alors, je reprends mon travail à 20 h 30 pour 2 heures environ.

Et bien vous penserez ce que vous voulez, mais c'est là une journée idéale dont je saisis tous les moments pour vivre pleinement le bonheur qui est le mien, avec toutes ses contrariétés et tracasseries.

		

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