La 1ère édition l’année dernière de ce Forum nous avait conforté sur un point, l’association Sapience et moi-même : le public est demandeur de ce genre de rencontre puisque près de 600 personnes sont venues bloquer un samedi après-midi de septembre pour venir écouter les débats proposés. Et vous le savez bien, cette période est encore très favorable au batifolage dans les eaux de la Méditerranée ! La 2e édition a été naturellement reconduite. Elle se déroulera à nouveau dans ce magnifique lieu qu’est le CUM les 04 et 05 octobre.

Ce qui est intéressant avec ce Forum, c’est qu’il nous oblige tous, croyants comme non croyants, à quitter provisoirement nos idées reçues pour découvrir qu’à travers l’évolution des savoirs et des technologies c’est l’ordonnancement du monde qui est en permanence remis en question avec la question brûlante de son sens éventuel. J’aime pour ma part écouter ces chercheurs qui ont la foi exposer avec discernement ce qui est de l’ordre de la science et ce qu’ils attribuent à Dieu. J’aime tout autant partager avec ces autres chercheurs athées nous expliquer comment ils voient la vie dans leur spiritualité laïque. Tout ce monde échange avec des religieux conscients de la portée des avancées scientifiques. Si le public ne sort pas de ces rencontres avec des vérités établies, je suis convaincu qu’il partage ma conviction que le dialogue est non seulement possible entre scientifiques et religieux, mais qu’il nous donne la possibilité de respirer dans un contexte où trop souvent s’opposent brutalement des idéologies radicales et intolérantes. Si des thèmes comme l’évolution ou la recherche sur les embryons opposent religieux et chercheurs, cette opposition peut s’exprimer dans le respect de l’autre et celui des spectateurs. C’est en cela que la science citoyenne porte de belles espérances.

Cette année, j’ai proposé à l’association Sapience de réfléchir sur 2 questions d’actualité. Cet avant-programme été bien accueilli par l’Institut supérieur de théologie de Nice avec lequel nous espérons convaincre des étudiants de préparer ces débats.

Les églises et la science face aux miracles aujourd’hui

Mars 2007 : Soeur Marie Simon-Pierre confie avoir guéri en une nuit de la maladie de Parkinson deux ans plus tôt. Les médecins habilités confirment le caractère inexpliqué de cette guérison provoquant un phénomène médiatique de grande ampleur appelant au « miracle ». En cette année du 150e anniversaire des apparitions de Lourdes le XXIe siècle peut-il encore rencontrer des « miracles » à l’heure où prédomine dans notre société la raison et la science ? La position des Eglises a-t-elle évolué sur ce sujet ? Le miracle est-il un des derniers faits religieux pouvant résister à la science ? Quels sont les véritables enjeux d’un tel débat ?

Du Darwinisme au créationnisme : quelle place pour une foi raisonnable ?

Tandis que le mouvement créationniste soulève légitimement une vague de protestation dans le monde entier qui rappelle les fondements scientifiques de la sélection naturelle établie par Darwin, comment l’homme de foi peut-il s’exprimer au cœur de ces débats passionnés ? De quelle manière est-il possible de vivre sa foi tout en gardant raison ? Comment les scientifiques possédant la foi intègrent-ils l’évolution du monde ?