Vous êtes un certain nombre à découvrir ce site existant depuis peu et à travers lui je souhaite que vous soyez en 2008 les témoins privilégiés d’une expérimentation que je crois suffisamment originale pour capter votre attention durablement. Certains d’entre vous me connaissent assez pour ne plus ignorer celle qui m’accompagne occasionnellement depuis quelques années au clavier de mon ordinateur comme sur la scène, dans les rendez-vous professionnels comme dans mes lectures, je veux bien sûr parler de la science citoyenne. Mon esprit s’est épris de cette tumultueuse et jeune compagnie que bien d’autres ont également épousé en France et ailleurs. La science citoyenne a ceci d’irrésistible que ses inquiétudes soulèvent des questionnements profonds et ses joies éveillent les plus belles espérances concernant notre devenir. Née d’un mariage de raison entre la science et la société, elle incarne néanmoins la promesse pour beaucoup d’un nouveau monde dans lequel les savoirs seront empreints de sagesse. En attendant cette science citoyenne a beaucoup à apprendre et acquérir en maturité.

Certains d’entre vous n’ignorent pas que la science citoyenne est en train de devenir un sujet incontournable au sein de la communauté scientifique et parmi les dirigeants politiques. L’Union européenne lui dote de plusieurs centaines de millions d’Euros en lui composant un univers intitulé « La science dans la société ». La plupart des grands organismes de recherche en France lui ont ouvert un espace permanent. De plus en plus de manifestations et de médias lui consacrent la vedette, la laissant défiler avec ses nombreux questionnements sur le devenir de notre monde.

J’aimerais que ce site vous accompagne régulièrement dans cet investissement qui est le mien à travers quelques expériences suffisamment insolites pour, je l’espère, que la science citoyenne fasse également votre conquête. Bien que dépourvu de gros moyens, je prétends lui offrir des occasions originales de se faire connaître du grand public. Car, il faut bien l’avouer, celui-ci ignore encore en grande partie son existence et les enjeux qu’elle porte en elle.

A l’heure où j’écris ce billet cinq projets majeurs me sont confiés à l’étude pour 2008, 2 en région parisienne et 3 sur la Côte d’Azur, que vous retrouverez régulièrement dans des rubriques de ce site. A travers ces cinq projets, je vais m’efforcer de faire défiler la science citoyenne comme rarement il aura été permis de la voir. Elle qui entraîne de plus en plus de chercheurs à se découvrir, elle qui oblige les citoyens que nous sommes à chausser nos lunettes pour lire la science, je me dois de la mettre en scène pour qu’elle soit vue et comprise du plus grand nombre. Mon originalité en ce domaine tient en quelques mots : je n’ai aucune formation scientifique. Si certaines des actions que je conduis ont commencé à conquérir le cœur du grand public, je dois également être accepté de la communauté scientifique. Et là, pour la première fois, une chance m’est donnée pour 2008.

Quoi de mieux qu’une fête à lui consacrer à cette science citoyenne, une nuit pour la laisser danser sous les yeux ravis de scientifiques et profanes réunis pour l’occasion ? Quelle meilleure occasion que de s’enivrer de ses connaissances à travers ses jeux et ses rires ? Parallèlement que nous dit la science citoyenne à mi-chemin entre un laboratoire et un lieu religieux, sur les rapports entre la science et les religions actuellement ? Quels questionnements réclame-t-elle qui puissent offrir aux athées comme aux croyants qui composent notre société un dialogue constructif sur notre monde, où la spiritualité au sens large du terme retrouverait une place majeure dans nos actions ? Pourquoi ne pas essayer également avec elle d’imaginer le monde de demain, d’explorer les futures destinations dans lesquelles nous serons transportés et de mesurer la qualité du chemin à accomplir ? Et que dire de ses lectures, de tous ces livres dont elles se délectent et qui font revisiter le monde dans rapports multiples avec la science ? Et enfin, cette science citoyenne pourrait-elle nous confier quelles relations entretiennent ses parents aujourd’hui, comment évoluent les rapports initialement tumultueux entre le monde de la recherche et la société ?

J’espère que vous serez d’accord avec moi sur le fait que ces prochaines actions méritent de leur consacrer quelques minutes d’attention de temps en temps. C’est en tout cas le vœu que j’exprime à travers vous.